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Linky : un niveau d’ondes comparable aux anciens compteurs

« J’ai entendu que les compteurs Linky pouvaient être un danger pour ma santé, qu’en est-il ? »

Le compteur Linky est un équipement électrique basse puissance, comparable aux compteurs électroniques dont sont équipés des millions de foyers. Comme les anciens compteurs, sa fonction consiste à compter l’électricité consommée. Le compteur Linky utilise la technologie du courant porteur en ligne (CPL).

Le compteur Linky ne présente pas de danger pour la santé

Selon l’ANFR (l’Agence Nationale des Fréquences) : « le compteur Linky ne conduit pas à une augmentation significative du niveau de champ électromagnétique ambiant ». L’ensemble du système Linky respecte bien les normes sanitaires définies au niveau européen et français, concernant l’exposition du public aux champs électromagnétiques. Ce sujet a d’ailleurs fait l’objet d’une décision du Conseil d’État le 20 mars 2013 qui conclut que « les rayonnements électromagnétiques émis par les dispositifs de comptage et les câbles n’excèdent ni les seuils fixés par les dispositions du décret du 18 octobre 2006 relatif à la compatibilité électromagnétique des équipements électriques et électroniques, ni ceux admis par l’Organisation mondiale de la santé ».
Selon l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail), que ce soit en champ électrique ou magnétique, les compteurs Linky « sont à l’origine d’une exposition comparable à celle d’autres équipements électriques comme une télévision ou un chargeur d’ordinateur portable ».

Linky : la présentation des études de l’ANFR et  l’ANSES devant l’OPECST

Le 23 février 2017, lors de la présentation du rapport technique de l’ANFR (Agence Nationale des Fréquences Radio) et du rapport d’expertise collective de l’ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire) devant l’OPECST (Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques), ces niveaux faibles d’expositions ont été rappelés.

Gilles Bregant Directeur Général de l’ANFR :
«On est dans un niveau qui est de l’ordre des petits appareils électriques ou électroniques de l’environnement. On a des niveaux d’exposition qui sont comparables à ceux d’un chargeur de PC, d’une perceuse électrique sans fil, mais aussi d’un ancien compteur »

Olivier Merckel : Chef de l’unité d’évaluation des risques liés aux agents physiques à l’ANSES :
« On a des niveaux d’émissions qui sont extrêmement faibles liés à ces compteurs communicants»

Bon à savoir :

Concernant le fait que l’OMS ait classé les ondes électromagnétiques dans sa catégorie 2B (« cancérogène possible »), il faut préciser que :

  • Les ondes électromagnétiques qui ont été classées par l’OMS sont celles situées dans la bande de fréquence émises par les téléphones portables de type 4G et non pas celles résultant indirectement de la technologie CPL.
  • Ces ondes ne sont pas classées comme des agents cancérogènes avérés (catégorie 1), ni cancérogène probable (catégorie 2A). Elles sont classées dans la catégorie 2B, celle des agents « pouvant-être cancérogènes» pour l’homme sans qu’on arrive à mesurer concrètement un effet. Dans cette catégorie, on retrouve des produits de la vie courante tels que le café ou les légumes marinés.

André AURENGO, Médecin et universitaire, membre de l’Académie nationale de médecine et de l’Académie des technologies : « Le Centre international de recherche sur le cancer a classé des centaines de procédés, de produits chimiques, etc… en « cancérigènes », ou « probablement cancérigènes ». Savez-vous combien ont été classés en « non cancérigènes » parmi tous ceux qui lui ont été soumis ? Zéro. Il n’y a aucune catégorie du classement du CIRC qui correspond à « non cancérigène ».

Exposition liée à l’utilisation des objets de la vie courante :

L'exposition liée à l'utilisation des objets de la vie courante

Bon à savoir :

ANFR : Agence nationale des fréquences Créée par la loi du 26 juillet 1996 de réglementation des télécommunications, l’Agence nationale des fréquences (ANFR) est un établissement public administratif placé auprès du ministère de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique. Elle assure la planification, la gestion et le contrôle de l’utilisation du domaine public des fréquences hertziennes et veille à la protection et à la bonne réception de la TNT. www.anfr.fr

Pour aller plus loin :

  • Le Laboratoire National de Métrologie et d’Essais (LNE) teste le rayonnement électromagnétique du compteur Linky.
  • Le 15 décembre, l’ANSES saisie par la Direction générale de la santé sur les effets sanitaires des compteurs communicants (DGS) a publié les résultats de son expertise : elle confirme l’innocuité des compteurs Linky. Rapport disponible sur le site de l’ANSES :  Compteurs communicants – des risques sanitaires peu probables